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Espaces verts




Pourquoi les herbes sauvages poussent-elles en ville ?

Publié le 18 juillet, 2019
Des herbes sauvages ici ou là... Non, les jardiniers municipaux ne négligent pas leur travail, c'est même le contraire ! Bienvenue dans une nouvelle ère, celle du zéro pesticide.

1. La loi s'impose

La loi Labbé (2014) interdit l’utilisation des pesticides depuis le 1er janvier 2017 pour les espaces publics et à partir de 2019 pour les jardins privés. Ces produits étaient utilisés par les communes pour l’entretien des parcs et jardins, voiries, trottoirs, cimetières afin de lutter contre les « mauvaises » herbes.

2. Bannir les risques inhérents aux pesticides

L’utilisation de pesticides de synthèse, longtemps abusive en France, est aujourd’hui largement dénoncée et réglementée en raison des dangers que ces produits représentent. L’inquiétude repose à la fois sur une contamination des eaux souterraines et sur les effets nocifs sur la santé.

3. Les jardiniers municipaux expérimentent

Les pesticides n'avaient donc qu'un seul avantage : leur efficacité. « Sans eux, le travail des jardiniers est pratiquement décuplé », indique Guillaume Bailleul, chef du service des Espaces verts de la Mairie. Les herbes sont plus difficiles à enlever et, surtout, elles repoussent plus vite. Les jardiniers reviennent à la méthode (lente) du binage manuel et à l'aide de nouveaux matériels mécaniques. Diverses techniques comme le brûlage ou l'application d'un herbicide maison sont testées, mais avec des résultats aléatoires.

4. Une nouvelle conception des espaces verts

Désormais, les aménagements paysagers sont conçus pour réduire la pousse des herbes non désirées : paillages fixes, plantes couvresol sur les sols nus, végétalisation des pieds d’arbres... Là où il y a du schiste (petits cailloux rouges) comme au cimetière, du gazon sera semé afin de réduire l'apparition de plantes non désirées. La Ville s'est aussi fixée des objectifs de gestion différenciée : certaines zones sont moins souvent tondues et laissées à l'état naturel, favorisant l'épanouissement de plantes sauvages et d'insectes utiles à la biodiversité.

5. Penser autrement, changer nos habitudes

Cette nouvelle gestion des espaces génère une nouvelle esthétique de la ville : la nature spontanée fait son retour ! « C'est le cas partout en France », insiste Guillaume Bailleul.

6. Dans votre jardin aussi...

Selon une récente étude de l'INSEE, la France compte près de 13 millions de jardiniers amateurs, dont la moitié utilisent encore des pesticides. Des particuliers qui doivent, eux aussi, changer leurs méthodes depuis le 1er janvier 2019 !

 

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1. Cette orchidée abeille (ophrys opifera) retrouvée est un exemple de la biodiversité retrouvée avec le passage au zérophyto.
2. Depuis quelques mois, de nouveaux compagnons se promènent dans les allées du Cimetière communal.

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